La liberté des droits de « la défense »
Aucune démocratie ne doit permettre que la parole de la défense ne soit menacée.
L’avocat est le seul partenaire juridique de haut niveau qui défend, souvent en défense, avec force et conviction? Et c’est heureux.
L’exercice plein et entier des droits de la défense n’est pas suspect !
En matière pénale, plus qu’encore, l’avocat doit pouvoir porter contradiction, contester l’accusation et défendre son client avec la fermeté qu’exigent la gravité des poursuites et les enjeux de liberté qui s’y attachent.
Il n’appartient pas au MP (Ministère Public), pas plus qu’à la PC (Partie civile), parties au procès, de dicter les limites de la parole de la défense, ni de laisser croire que l’expression d’une contestation, même vigoureuse, ne pourrait être admise.
La liberté de parole de l’avocat, notamment dans l’exercice de la défense, n’est ni une commodité de l’audience, ni une tolérance révocable, mais une garantie essentiel du procès équitable.
Enfin, le justiciable ne pourra croire dans une justice fiable et juste, que si l’avocat puisse y parler librement.